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Introduction: Le concept des plantes pour un avenir

 

Ce livre a pour but de vous apporter des informations sur des plantes comestibles méconnues que l'on peut facilement cultiver en France et dans d'autres pays au climat similaire. Son contenu provient des articles de la base de données ‘Plants for a Future’ disponible sur Internet sur le site www.pfaf.org. Cette base de données a été créée il y a vingt ans pour documenter les connaissances acquises par Ken et Addy Fern lors d’une étude pratique menée à partir de 1989 sur leur site expérimental en Cornouailles. Le couple Fern a effectué des recherches afin de recueillir des informations sur les plantes comestibles et utiles que l'on peut cultiver à l'extérieur en climat tempéré. Ils ont cultivé jusqu'à 1500 espèces sur leur site. Nombre des résultats et des recommandations ci-après sont le fruit de leur travail. (La plupart des travaux de recherche ont eu lieu dans les années 1990. Afin d'accroître encore davantage les connaissances recueillies par ce projet, l’organisme de charité PFAF a commissionné en 2009 une étude détaillée ainsi que des plans de l'état du site à cette date. Le rapport de cette étude est disponible sur le site Internet.)

 

La base de données du PFAF regroupe actuellement des informations sur plus de 7000 plantes utiles. Elle est administrée par l'organisme de charité PFAF. Créée à l’origine pour aider les recherches et le travail pédagogique du couple Fern, elle se contente désormais de maintenir et d’améliorer la base de données et de continuer à l'offrir en libre accès.

 

Il est évident que les plantes peuvent répondre à la majorité de nos besoins, et cela tout en respectant la santé de notre planète. Nombre de plantes peuvent être cultivées pour répondre à nos besoins alimentaires et à bien d'autres encore, tout en apportant une grande diversité d’habitats pour la faune et la flore. Notre sécurité alimentaire est désormais en danger, résultat de l'augmentation rapide de la population mondiale et de l'incertitude croissante du climat. Il existe plus de 20 000 espèces de plantes comestibles dans le monde et pourtant 90 % de notre régime alimentaire se compose seulement d’une vingtaine d'espèces. De vastes étendues de terre sont dévouées à la monoculture ce qui accroît notre dépendance aux produits chimiques et autres méthodes intensives de contrôle, augmente les risques d'appauvrissement du sol et entraîne l'apparition d'insectes résistants aux produits chimiques et de nouvelles maladies. Il est désormais urgent de diversifier nos cultures, et les plantes moins connues contenues dans ce livre auront peut-être un rôle important à jouer dans le développement de nouveaux systèmes de production alimentaire.

 

Il est intéressant de comparer un champ de grande culture intensive à une étendue équivalente de forêt naturelle. La forêt reçoit peu ou pas d'intervention mais produit une grande diversité de plantes et d'animaux. La terre cultivée n’abrite que peu d'espèces. La qualité et la profondeur de la terre en milieu forestier est maintenue et améliorée par des procédés naturels, mais à l’opposé les champs cultivés souffrent souvent d’érosion, la terre perd sa structure, nécessite donc des apports agro-chimiques coûteux afin de maintenir sa productivité.

 

Nous cherchons à encourager la culture de plantes vivaces, ainsi que de certaines annuelles qui se ressèment toutes seules. La raison principale étant la différence entre le temps et l'énergie requis pour cultiver et récolter ces cultures. Les cultures annuelles impliquent la culture du sol chaque année, semer les graines, contrôler les mauvaises herbes, ajouter des engrais et essayer de contrôler les maladies et parasites. Comparer à planter et établir des plantes vivaces et attendre de récolter leur produit, ceci semble représenter beaucoup de travail supplémentaire.

 

Les gens semblent non seulement emprisonnés dans une méthode de culture dont les récoltes sont moins importantes et demandent beaucoup plus de travail, mais cette méthode détruit l’environnement, et toute la faune et la flore qui l’habitent.

 

La culture intensive prolongée créée non seulement un environnement hostile à la plupart de nos plantes et animaux sauvages mais elle détruit également les matières organiques du sol et l'expose au risque d'érosion par le vent et la pluie. La structure du sol est endommagée et a tendance à devenir compacte, ce qui pose des problèmes d'irrigation et empêche les racines des plantes de pénétrer dans le sol, d’obtenir des nutriments, sans compter que la précieuse couche arable est emportée par les fortes pluies.

 

Pour une grande culture telle que le blé, dont toutes les racines sont regroupées sur une fine bande de terre, ceci entraîne une compétition intense entre les plantes pour les mêmes nutriments. Tous les nutriments qui se trouvent sous cette couche sont inaccessibles aux plantes. Chaque plante est exposée aux mêmes maladies et parasites et demande les mêmes conditions climatiques. Si une plante souffre, toutes les plantes souffrent. Le montant d'énergie utilisé pour produire une récolte conséquente est souvent bien supérieur au montant d’énergie alimentaire produit par cette récolte. Cette pratique n'est tout simplement pas durable.

 

Une autre approche tout aussi intéressante est celle du jardinage forestier, dont le design cherche à imiter les aspects bénéfiques d'une forêt naturelle. Dans la forêt les arbres et les plantes poussent année après année et créent des habitats pour la faune. Cependant il n'y a quasiment pas besoin de désherber, de nourrir ou d'arroser. Un grand nombre de plantes peuvent se développer côte à côte, chaque espèce occupant son propre espace ; certaines espèces ont des racines profondes, leur permettant de faire remonter vers la surface les nutriments que d'autres plantes ne peuvent pas atteindre. Quand les feuilles tombent, elles apportent des nutriments et améliorent la structure du sol. Les plantes dont les racines sont moins profondes obtiennent leurs nutriments près de la surface du sol. Le couvert forestier crée un abri, et réduit les fluctuations de température. La terre est protégée contre l'érosion. La forêt s'entretient toute seule et est très productive grâce à sa diversité, ce qui améliore progressivement la fertilité du sol. La forte teneur en humus du sol agit telle une éponge pour absorber l'eau progressivement et assurer l'approvisionnement des nappes phréatiques. Les différents habitats créés permettent à un grand nombre de créatures de vivre dans la forêt, et les plantes ; les insectes et les animaux travaillent ensemble pour créer un écosystème plus harmonieux et équilibré que celui des systèmes agricoles conventionnels.

Il est possible de cultiver une grande variété de plantes bénéfiques suivant un système qui imite celui de la forêt, par exemple en plantant des arbres fruitiers et à noix, puis en-dessous, des arbres plus petits et des arbustes, des plantes herbacées, des couvre-sols et des plantes grimpantes. Ce système optimise l'utilisation de l’espace, et il est possible ainsi de produire des fruits, des noix, des graines, des feuilles et des racines comestibles tout au long de l'année.

 

Contrairement à la majorité des cultures vivrières, les plantes de ce livre ne sont pas issues de croisements sélectifs destinés à augmenter leurs rendements, réduire leur amertume ou augmenter leur saveur, et pourtant elles sont délicieuses et très nourrissantes.

 

Un jardin forestier peut également inclure de grands arbres pour créer des abris naturels et des habitats pour la faune. Les arbres sont les poumons de notre planète. Ils purifient l'air et peuvent également réduire les gaz à effet de serre en stockant le gaz carbonique. Les arbres protègent le sol contre l'érosion, leurs feuilles, une fois tombées, améliorent la structure du sol, ils encouragent la pluie et régulent les coulées d’eau et le niveau des nappes phréatiques ce qui réduit les risques d’inondations.

Le but de PFAF est de retrouver un savoir perdu ou oublié, et en particulier d’encourager les utilisateurs de la base de données à en connaître davantage sur les centaines de plantes médicinales cultivables, ce qui pourrait nous permettre de trouver des alternatives naturelles et sans danger aux médicaments pharmaceutiques utilisés aujourd'hui. Et bien sûr, les plantes peuvent aussi nous apporter des fibres pour les vêtements, de la corde et du papier, des huiles pour lubrifiants, des carburants, des isolants, et des conservateurs pour le bois, des teintures, des matériaux de construction, et plus encore.

 

A l'origine, le projet PFAF fut inspiré et guidé par les principes et pratiques de la Permaculture, qui réunissent des méthodes de design et des techniques pour créer des systèmes d'utilisation de la terre alternatifs qui soient réellement durables, comme ceux mentionnés ci-dessous. Pour les lecteurs qui ne connaissent pas la permaculture, nous vous encourageons à en apprendre plus, le site de l’Association française de Permaculture, www.permaculture.fr, étant un excellent point de départ.

 

 


 

Avertissement

A notre connaissance, toutes les informations contenues dans cet ouvrages sont exactes. Mais bien sûr, nous nous ne pouvons garantir que personne n’ait de réaction négative aux plantes décrites comme comestibles dans ce livre, ou aux autres utilisations des plantes décrites ci-dessous.

 

Il est fréquent que certaines personnes développent des réactions allergiques à certains aliments ou produits courants. Même dans le cas des fruits les plus communs, par exemple, il existe de nombreux exemples de réactions négatives:

 

·       Beaucoup de gens sont allergiques aux fraises, dont la consommation peut provoquer des éruptions cutanées.

 

·       Certaines personnes peuvent développer des éruptions cutanées après avoir touché la tige d’un panais.

 

·       Les pommes de terre deviennent toxiques quand elles sont vertes.

 

·       Manger de grandes quantités de chou peut avoir des conséquences néfastes sur le fonctionnement de la glande thyroïdienne.

 

Nous vous recommandons donc de suivre les recommandations suivantes lorsque vous goûtez un aliment pour la première fois :

 

·       Vérifiez que vous avez bien identifié la plante.

 

·       Goûtez une petite quantité lorsque vous goûtez un aliment pour la première fois. Augmentez la quantité consommée seulement quand vous êtes sûrs qu'il n'y a pas d'effets secondaires indésirables.

 

·       Quand vous essayez un nouveau savon, ou produit pour la peau, faites d'abord un test sur une petite surface de peau avant d’appliquer sur le reste du corps.

Vérifier bien qu'il n'y a pas de réaction ou changement avant de l’utiliser.

 

Plants for a Future, ses fiduciaires, ses employés, ses contractants ne sauraient être tenus responsables d’éventuelles allergies, maladies ou blessures causées à une personne ou un animal à la suite de l'utilisation des informations contenues dans ce livre ou des plantes mentionnées ci-après.

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