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D'autres fruits

Plantes Comestibles: Le guide pour vous inspirer a choisir et cultiver des plantes comestibles hors du commun

 

Un climat tempéré comme celui de la France permet de cultiver une très grande variété de fruits délicieux. Pourtant, nous nous limitons bien trop souvent à un petit nombre d’espèces très connues, passant à côté d’une vaste richesse de goûts sans même s’en rendre compte. Dans ce chapitre, vous trouverez des informations sur tous ces fruits, la plupart du temps ignorés, en espérant que cela vous encourage à trouver un petit coin dans votre jardin potager ou autre pour planter ces espèces et goûter à certaines de leurs saveurs.

 

Bien que ce chapitre ne traite que des fruits inhabituels que vous pouvez cultiver, nous vous recommandons fortement de planter également un éventail de fruits plus traditionnels.

En fait, vous feriez bien de planter au moins quelques-uns des fruits communs avant de considérer cultiver les espèces plus rares de ce chapitre.

 

Quels sont donc ces fruits qui ne sont pas abordés dans ce chapitre? On rencontre dans tous les bons livres de jardin les arbres fruitiers tels que les pommiers, poiriers, cerisiers et pruniers, ainsi que les fruits rouges comme les framboises, les mûres, les groseilles rouges, blanches ou à maquereaux, le cassis, les myrtilles et les fraises.

La plupart de ces livres font aussi souvent référence à plusieurs autres espèces même si elles ne sont pas très bien adaptées à notre climat[1] telles que le raisin, les figues, les pêches et les nectarines.

 

Maintenant que nous avons éliminé à peu près tous les fruits cultivés en zone tempérée que la plupart des gens connaissent, que reste-t-il ? Beaucoup d'espèces comme vous le constaterez après avoir lu ce chapitre.

Tous les fruits abordés ici sont en général faciles à cultiver. Sauf si le contraire est indiqué, ils sont rustiques dans quasiment toutes les zones tempérées, s'adaptent à tous les types de sols, à condition qu'ils soient raisonnablement fertiles, et préfèrent une exposition ensoleillée bien qu'ils poussent aussi à mi-ombre.

Presque tous sont des arbres ou arbustes, et on pourra donc, grâce à une planification soigneuse, les planter avec de nombreuses autres espèces pour augmenter leur rendement et en même temps maintenir, voire améliorer la fertilité du sol.

 

La plupart des plantes mentionnées dans ce chapitre ne sont pas issues de croisements sélectifs destinés à améliorer leurs rendements ou leur goût. Nous pensons néanmoins qu'elles vous apporteront des récoltes satisfaisantes voire même excellentes, et bien que les goûts diffèrent selon les individus, vous trouverez certainement au moins quelques-uns de ces fruits tout à fait délicieux. Autre avantage de la plupart des plantes mentionnées ci-dessous, elles sont généralement très résistantes, et craignent beaucoup moins les maladies et les parasites. En effectuant des croisements sélectifs, dans le passé pour améliorer le goût ou le rendements, on a, involontairement peut-être, sélectionné des plantes qui résistent moins bien aux parasites et aux maladies et qui sont moins tolérantes des extrêmes climatiques. La plupart des plantes mentionnées ci-dessous sont bien plus résistantes et survivront et produiront quantité de fruits avec très peu de soins de la part du cultivateur.

 

 

Les Actinidias

 

Tous les membres de ce genre botanique sont des plantes grimpantes et produisent des fruits comestibles, bien qu'ils ne soient pas tous adaptés au climat tempéré. L'espèce la plus connue est A. deliciosa, le Kiwi. C'est également l'espèce la plus vendue chez le marchand de légumes mais peu de gens savent qu'on peut la faire pousser en Europe, au moins dans les régions les plus clémentes. Si vous voulez pouvoir cueillir les fruits, il vous faudra la tailler pour la garder petite, sinon, cette plante vigoureuse peut atteindre le sommet d'arbres de plus de 20 mètres de haut !

Deux difficultés sont liées à la culture de cette plante. Premièrement, bien que les plantes en dormance soient assez rustiques, les jeunes pousses sont elles sensibles au gel printanier. Pour rémédier à cela, on orientera la plante à l'ouest, ce qui permet d'éviter le soleil matinal, tout en optimisant l'apport de chaleur. Deuxièmement, les plantes sont soit mâles, soit femelles. Il faut planter au moins une plante mâle pour 4-5 plantes femelles afin d’obtenir des fruits. Il existe des variétés qui n'ont pas besoin de plantes mâles pour être fertilisées (auto-fertiles) mais on dit que leurs fruits sont de qualité inférieure. A partir de semis, la grande majorité des plantes obtenues sont mâles et il vaut donc mieux acheter des variétés connues. Heywood est la variété femelle la plus vendue bien que l'on puisse parfois en trouver d'autres. On dit que Tomuri est un bon pollinisateur.

 

Pour ce qui est des autres espèces, la meilleure à essayer dans notre pays est A. arguta, le Kiwai. Cette espèce est encore plus rustique que le Kiwi, et bien que ses fruits soient plus petits, ils ont l'avantage d'être lisses et on peut donc les manger sans les peler.

 

Les Amélanchiers

 

Bien qu'on les appelle en anglais 'baies de juin', les fruits ne mûrissent en fait qu'à la mi-juillet. Ils sont un peu plus petits que des cassis et sucrés et juteux, avec un goût de pomme assez prononcé. Le problème principal de cette plante est que les oiseaux eux-aussi l'adorent et ils vous faudra donc arriver en tête de course pour pouvoir les déguster. Si vous voulez consommer le fruit bien mûr, il vous faudra probablement utiliser des filets ou une autre protection. Il existe un grand choix d’espèces, et nos préférées sont les suivantes :

 

Amélanchier alnifolia. Arbuste dépassant rarement les 2 - 3 mètres de haut dans ce pays, ce qui le rend relativement facile à protéger des oiseaux et qui produit des baies très sucrées et juteuses. Une fois établie, cette plante produit souvent des gourmands et pourra au bout de quelques temps, former un bosquet.

 

Amélanchier alnifolia semiintegrifolia est une variété très similaire à la plante ci-dessus, mais ses fruits sont plus petits et mûrissent une à deux semaines plus tard.

 

Amélanchier laevis est une espèce un peu plus grande qui peut atteindre 9 mètres de haut.

 

Amélanchier stolonifera est un arbuste de petite taille, ne dépassant que rarement 2 mètres de haut. Il peut produire beaucoup de gourmands, mais ne s'étend que lentement. Ses fruits sont très goûteux, rivalisant avec A. alnifolia pour la place de favori de ce genre botanique.

 

Arbousier - Arbutus unedo

 

L’arbre à fraise est un merveilleux arbuste à feuilles persistantes pour le jardin. Cette espèce peut atteindre 9 mètres de haut, bien que certains cultivars ne dépassent que rarement 2 mètres. La plante produit des fleurs qui ressemblent au muguet à la fin de l'automne et attirent particulièrement le regard car c'est aussi à ce moment-là que mûrissent les fruits des fleurs de l'année précédente. Ces fruits ressemblent à des fraises, surtout de loin, mais n'en ont malheureusement pas le goût. En fait la plupart des gens les trouve plutôt fades et le nom latin unedo signifie “j'en mange un (seulement)”, suggérant ainsi qu'il ne valent pas la peine d'être consommés. Pourtant, certains les trouvent sucrés et goûteux, bien que leur texture soit granuleuse. Mais enfin quand on a le privilège de déguster un fruit délicieux en plein hiver, on peut bien lui pardonner un peu de granulosité. Cette plante n'aime pas les régions trop froides mais résiste étonnement bien au vent et pousse très bien près de la côte. Si vous voulez une variété naine, cherchez Compacta, Elfin King ou Rubra.

 

Les Berbéris

 

Les fruits des membres de ce genre botanique sont tous comestibles, bien qu'ils aient un goût plutôt acide et qu'ils aient un peu trop de pépins. B. vulgaris, espèce endémique, était cultivé autrefois pour ses fruits qui mûrissent à la fin de l'été. Il existait un cultivar sans pépins, mais il a peut-être disparu. Arbuste à feuilles caduques, il pousse très bien dans les haies, bien qu'il soit considéré comme parasite près des cultures céréalières car il peut servir d'hôte à une maladie qui les touche.

 

B. darwinii mérite une mention particulière. Cet arbuste à feuilles persistantes peut atteindre 3 ou 4 mètres de haut et est idéal pour former une haie contre le vent, il réussit à s’établir même en bord de mer. Ses fruits mûrissent en juillet-août et les oiseaux les adorent. Au début, le fruit est acide mais si on le laisse mûrir complètement, il perd de son acidité et a un très bon goût.

 

Les Cornus

 

Il existe de merveilleux fruits dans ce genre botanique. C. masi, le cornouiller sauvage, est un arbuste à feuilles caduques qui peut atteindre 5 mètres de haut ou plus. Ses fleurs jaunes apparaissent au milieu de l'hiver, et il est particulièrement beau à cette période. Les fruits mûrissent en fin d'été et doivent être bien mûrs pour ne pas être astringents. Sa taille et sa qualité varient beaucoup. Il existait autrefois des variétés spéciales pour la culture mais elles ont peut-être disparu. Les fruits peuvent être de grosse taille, 2 cm de long par 1,5cm de large. Cette espèce peut également être utilisée comme haie et tolère bien le vent.

 

C. kousa, le cornouiller du Japon, est un arbre à feuilles caduques qui peut atteindre 10 mètres de haut. Ses fruits mûrissent à la fin de l'été et ont la taille de très grosses

fraises, leur chair est succulente et a un goût délicieux. La peau est assez fine et on peut la manger avec le fruit, mais elle a un goût très amer. La meilleure façon de les manger est peut-être de croquer, pour faire un petit trou dans la peau et sucer la chair. Il ressemble vraiment à un fruit tropical savoureux. La variété la plus commune dans les jardins est C. kousa chinensis, dont on dit qu'elle pousse mieux et produit plus de fruits que l'espèce, mais il n'y a pas vraiment beaucoup de différence.

 

 

Les Crataegus

 

L’Aubépine est l’une des meilleures espèces d’arbres fruitiers pour les régions tempérées. Il existe de nombreuses variétés dont les fruits sont délicieux et nous vous recommandons particulièrement les suivantes. En général, le fruit a la taille d’une cerise et mûrit à la fin de l’été :

 

Crataegus arnoldiana. Un arbre qui mesure 7 mètres de haut et dont le fruit est juteux et sucré.

 

Crataegus baroussana. Un arbuste mesurant jusqu’à 2 mètres, le fruit n’est pas tout à fait aussi bon que celui de la variété ci-dessus et la plante n’est rustique que dans les régions tempérées plus chaudes.

 

Crataegus douglasii. Mesurant jusqu’à 9 mètres de haut, les fruits sont similaires à ceux de C. arnoldiana.

 

Crataegus ellwangeriana. Jusqu’à 6 mètres de haut, avec des fruits très similaires à ceux de C. arnoldiana.

 

Crataegus festiva. Mesurant 3 - 4 mètres de haut, le fruit est l’un des meilleur du genre botanique.

 

Crataegus pensylvanica. Un grand arbuste de 9 mètres de haut, il produit presque toujours abondement des fruits très goûteux.

 

Crataegus schraderiana. Un arbre de 6 mètres de haut. Quand les fruits sont bien mûrs, ils fondent dans la bouche.

 

Crataegus tanacetifolia. Pouvant atteindre jusqu’à 10 mètres de haut, les fruits sont jaunes et ont un goût de pomme.

 

Les Diospyros

 

Un genre botanique d’arbres à feuilles caduques, le vrai Kaki, D. kaki, n’est pas un fruitier fiable dans les régions tempérées, ce qui est fort regrettable car ses fruits font partie des meilleurs au monde. Cependant, la variété suivante produit des fruits au goût similaire même s’ils sont beaucoup plus petits :

 

Diospyros lotus. Le prunier-dattier peut atteindre jusqu’à 9 mètres de haut.

Les fruits mûrissent rarement sur l’arbre, mais vous pouvez les laissez mûrir sur le sol, là où ils sont tombés à l’automne ou les cueillir et les garder dans un endroit frais par exemple dans un garage, où ils continueront à mûrir. Ne les mangez pas avant qu’ils ne soient très tendres car ils sont alors très âcres et acides.

 

Diospyros virginiana. Le plaqueminier commun peut devenir énorme dans son habitat indigène, mais il dépasse rarement les 10 mètres dans notre pays. Le fruit peut mesurer 2cm de diamètre ou plus et est récolté et utilisé comme celui du D. lotus.

 

 

Les Elaeagnus

Si vous souhaitez récolter des fruits frais dans votre jardin au printemps, voici la plante idéale! Nous vous recommandons particulièrement les espèces suivantes :

 

Elaeagnus cordifolia. Un arbuste mesurant environ 4 mètres d’envergure, il n’est probablement pas rustique dans les régions plus froides du pays. Il est le premier à produire ses fruits, qui sont également les plus gros.

 

Elaeagnus macrophylla. Atteint environ 3 mètres d’envergure. Pas rustique dans les régions plus froides du pays. Certains cultivars ont des fruits de très bonne taille.

 

Elaeagnus x ebbingei. Plante communément utilisée pour les haies, elle peut produire de bonnes récoltes si elle est plantée dans les bonnes conditions.

 

 

Les Fuchsias

 

Genre botanique d’arbustes à feuilles caduques. Cependant, la plupart ne sont pas très rustiques et se comportent donc davantage comme des vivaces herbacées à part dans le sud. Le Fuchsia est cultivé communément comme plante d’ornement, il produit des fruits comestibles bien que ceux-ci aient souvent un après-goût fort désagréable. Notre préféré est F. splendens – mais cette variété est plutôt sensible et ne peut être cultivée à l’extérieur que dans les régions les plus clémentes du pays[2]. Elle poussera mieux à l’ombre et se plaît même contre un mur orienté au nord.

Elle peut également pousser en plein soleil mais cela peut lui donner une allure ‘brulée’. Le fruit a la taille et l’apparence d’un doigt de bébé, il est tendre et juteux avec un goût très plaisant et légèrement acide. Si vous ne pouvez pas cultiver cette plante là où vous habitez, il existe d’autres variétés plus rustiques. La meilleure façon de procéder est de goûter les fruits de plantes que vous ou vos amis possédez déjà. Si vous n’en trouvez pas à votre goût, essayez d’obtenir les cultivars Tresco ou Globosa.

 

 

Le Gaultheria shallon

 

Arbuste à feuilles persistantes mesurant environ 1,2 mètres de haut, il se plait dans la mi-ombre des sous-bois. Le Shallon nécessite un sol acide, et produit ses fruits pendant la deuxième moitié de l’été. Ceux-ci ont la taille du cassis et sont juteux bien qu’ils n’aient pas un goût très prononcé. Si vous préférez un goût plus fort, essayez donc son diminutif G. procumbens. Encore une plante qui aime un sol acide et la mi-ombre des sous-bois, elle mesure 15cm de haut et forme un bon couvre-sol. Ses fruits mettent longtemps à mûrir, et on peut les manger de la fin de l’été à la fin de l’hiver. Ils ont à peu près la taille du cassis et un goût très particulier qui ressemble fort au Dakin des salles d’attente des hôpitaux ! Il est donc surprenant que de nombreuses personnes apprécient beaucoup ce fruit, même s’il vaut peut-être mieux se limiter à de petites doses ; ils laissent dans la bouche une sensation de fraîcheur et de propreté.

 

 

Hippophaé salicifolia

 

L’argousier à feuilles de saule est un arbuste à feuilles caduques qui s’étend très libéralement et ne conviendra donc pas si votre espace est limité. Il demande une exposition lumineuse, et ne produira pas de fruits s’il est à l’ombre. Des bactéries du sol vivent sur ses racines et fixent l’azote atmosphérique aidant ainsi la plante à fertiliser le sol et alimenter les plantes voisines. Le fruit au diamètre de 5mm environ a un goût prononcé de citron. On ne peut le consommer cru qu’en petite quantité mais il est excellent en sirop, jus ou confiture. Les recherches ont montré que cette plante produit le fruit le plus nutritif jamais découvert en zone tempérée. Utilisé régulièrement, il pourrait limiter les risques de cancer, et en grande quantité, on a observé qu’il inverse la croissance des tumeurs.

Le fruit mûrit au début de l’automne et tient bien sur la plante – on peut encore le ramasser à la fin de l’hiver.

 

 

Morus nigra

 

Le mûrier noir est assez connu, mais trop rarement cultivé pour ses fruits. Arbre à feuilles caduques, il peut atteindre 10 mètres de haut mais est en général plus petit. Le fruit, très juteux, mûrit à la fin de l’été, et il ressemble à une grosse framboise.

 

 

Myrtus ugni (Ugni molinae)

 

Il vous faudra vivre dans une région chaude du pays pour cultiver ce fruit, mais c’est l’un des préférés de Ken Fern. Arbuste à feuilles persistantes, il mesure environ 2 mètres d’envergure et résiste assez bien au vent. Le fruit, qui est un peu plus petit qu’un cassis, possède un arôme délicieux que l’on a décrit comme un mélange de fraise des bois et de goyave. Ken en a dit : « Aucun mot ne peut faire justice à ce fruit – il faut le manger pour y croire. Pour nous, c’est de l’ambroisie. »

 

 

Physalis peruviana

 

Le Coqueret du Pérou est une autre plante à cultiver dans les régions plus clémentes du pays. Arbuste à feuilles persistantes dans l’environnement tropical dont il est originaire, les feuilles et les pousses ne survivront pas aux premières gelées d’automne si elles sont trop sévères. Cependant, cette plante peut être cultivée presque comme les tomates et dans les régions au climat plus doux, les racines survivront souvent à l’hiver et produiront de nouvelles pousses vers la fin du printemps. L’application d’un paillis à l’automne peut être très bénéfique dans ce cas. Le fruit est protégé par un calice, tout comme les lanternes

qui font partie de la même famille. Quand le fruit est bien mûr, ce calice devient marron et sec. Le fruit est jaune orangé, il mesure environ 25 mm de diamètre, bien que sa taille puisse varier considérablement. Son arôme et son apparence ressemblent à ceux de la tomate, bien que son goût soit beaucoup plus riche avec une touche luxueuse tropicale. Le fruit commence à mûrir au milieu ou à la fin de l’été, et on peut conserver les fruits les plus tardifs dans leur calice pendant trois mois maximum.

 

 

Rosa rugosa

 

Le rosier du Japon est assez communément utilisé comme haie dans les régions tempérées. Arbuste à feuilles caduques qui grandit et s’étend rapidement, il peut mesurer jusqu’à 2 mètres de haut. Il tolère très bien les expositions maritimes et les sols pauvres et sableux. Le fruit mûrit en milieu ou fin d’été, il est délicieusement sucré et sa saveur est très riche. C’est un fruit assez difficile à manger cependant car le fruit lui-même est une couche très fine qui entoure un centre rempli de pépins. Il est important de ne pas consommer ces pépins car ils sont recouverts de petits poils qui peuvent irriter le système gastrique.

 

 

Les Rubus

 

Il existe de nombreuses espèces comestibles dans ce genre botanique. Vous connaissez certainement déjà les mûres, les framboises, les mûres de Logan et autres hybrides tels que les solanum retroflexum (Sunberry en Anglais). Il existe deux espèces moins connues :

 

R. nepalensis, la ronce du Népal, poussant très près du sol et à feuilles persistantes, c’est un excellent couvre-sol. Les plantes mesurent rarement plus de 20cm de haut mais produisent des tiges vigoureuses qui prennent racine lors de leur course le long du sol. Bien que les livres disent que cette plante n’est rustique que dans les régions au climat doux, elle pousse au Jardin Botanique de Cambridge, où les hivers ne sont pas des plus cléments. Le fruit est produit entre le milieu et la fin de l’été. Il mesure environ deux tiers de la taille d’une framboise traditionnelle et a un très bon goût acidulé.

 

 

 

R. phoenicolasius, la mûre du Japon est un autre membre de ce genre botanique qui mérite que l’on s’y intéresse. Arbuste à feuilles caduques, il peut mesurer jusqu’à 3 mètres de haut. Ses tiges sont bisannuelles, tout comme les autres framboises, il produit des tiges chaque année qui fleurissent l’année suivante et meurent ensuite. Le fruit orange mesure 10mm de diamètre et apparaît à la fin de l’été. Il est très juteux et a un très bon goût de framboise. Autre aspect très utile de ce fruit : la plante enveloppe le fruit dans le calice de la fleur durant leur développement, ne l’exposant que quand il mûrit ; cela signifie qu’il n’y quasiment jamais de vers dans ce fruit.

 

 

Taxus baccata

 

L’if est un arbre à feuilles persistantes dont la croissance est très lente, il peut atteindre 15 mètres de haut bien qu’il existe de nombreux cultivars plus petits. C’est une plante très tolérante, qui aime les sols alkalins ou acides, le soleil ou l’ombre (produisant des fruits même lorsque l’ombre est assez dense) et supporte également le vent. Toutes les parties de la plante sont très toxiques à part le fruit très sucré et juteux. Celui-ci mûrit entre la fin de l’été et l’automne. La plupart des gens qui ont goûté ce fruit l’ont trouvé délicieux bien que certains soient repoussés par sa texture plutôt mucilagineuse (ou visqueuse pour être plus cru). Attention de ne pas mordre dans le noyau lorsque vous mangez ce fruit – il vaut mieux le cracher. Cependant, il ne vous fera aucun mal si vous l’avalez entier. Si vous croquez dans le noyau par accident (et vous le saurez immédiatement grâce au goût amer dans votre bouche), crachez-le immédiatement pour éviter toute possibilité d’empoisonnement.

 

 

Nous espérons que ce chapitre vous encouragera à cultiver au moins une de ces espèces. Pour plus de détails sur les propriétés nutritionnelles des fruits, veuillez vous reporter au chapitre: Fruits: L’aliment des dieux.



[1] Il s’agit ici du climat britannique, ces arbres poussent très bien dans les régions plus au sud.

 

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